Aide pour séjour EHPAD Alzheimer : quels financements ?
L’entrée en EHPAD d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés soulève souvent une question importante : comment financer un accompagnement adapté, dans la durée, sans fragiliser l’équilibre financier de la famille ?
Le coût d’un séjour dépend de plusieurs éléments : le tarif de l’établissement, le niveau de dépendance de la personne âgée, ses ressources, les aides déjà perçues et les dispositifs mobilisables. Certaines aides concernent tous les résidents en EHPAD ; le niveau d'aide peut augmenter lorsque la maladie d’Alzheimer entraîne une perte d’autonomie importante, un besoin d'accompagnement et de surveillance renforcés.
Le coût d'un EHPAD Alzheimer : à quoi s'attendre ?
Avant d’identifier les aides financières possibles, il est utile de comprendre ce qui compose le prix d’un séjour. En EHPAD, quelle que soit l'unité de vie, le tarif journalier associe plusieurs postes tarifaires, qui ne sont pas financés de la même manière.
La structure du tarif d'un EHPAD : hébergement, dépendance, soins
Le tarif d’un EHPAD comprend trois parties :
- Le tarif hébergement couvre les prestations liées à la vie quotidienne : chambre, restauration, entretien du linge selon les établissements, animation, administration et services hôteliers. Il est principalement à la charge du résident ou de sa famille ; une Aide sociale à l’hébergement (ASH) peut également être accordée, une partie du tarif d’hébergement pouvant toutefois rester à la charge de la famille.
- Le tarif dépendance correspond à l’aide nécessaire pour les actes essentiels de la vie quotidienne : se lever, se laver, s’habiller, se déplacer, prendre ses repas ou être accompagné. Ce tarif varie selon le degré d’autonomie, évalué à partir de la grille GIR par un professionnel de santé, et réévalué dès que nécessaire pour adapter le plan d'aide.
- Le tarif soins couvre les soins médicaux et paramédicaux réalisés dans l’établissement. Il est financé par l’Assurance Maladie et n’est pas facturé directement au résident, hors dépenses spécifiques non incluses ou consultations extérieures, chez des médecins spécialistes par exemple, selon les situations.
Le surcoût éventuel d'une unité spécialisée Alzheimer
Une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés peut être accueillie en EHPAD classique, en unité de soins adaptés (également appelée, selon les établissements, unité protégée ou une unité spécialisée Alzheimer) voire en unité d'hébergement renforcée, selon l’évolution de la maladie, les troubles du comportement associés et le besoin de sécurité.
Ce type d'unité propose un environnement adapté : espaces sécurisés, circulation facilitée, repères visuels, activités adaptées, équipes formées aux troubles cognitifs. Elles peuvent aussi nécessiter une organisation plus spécifique au quotidien.
Selon l’établissement, ce dispositif peut avoir un impact sur le tarif d’hébergement. Il est donc important de demander un devis détaillé avant l’inscription en EHPAD. Ce document vous permettra aussi de distinguer ce qui relève de l’hébergement, de la dépendance, des soins et des éventuels services complémentaires.
Le reste à charge pour la famille
Le reste à charge correspond à la somme qui demeure à payer après déduction des aides mobilisables. Il dépend des ressources de la personne âgée, de son niveau de dépendance, du tarif de l’EHPAD et de l’éligibilité aux aides sociales.
Dans certaines situations, les revenus du résident ne suffisent pas à financer l’hébergement. La famille peut alors rechercher des aides complémentaires, demander l’aide sociale à l'hébergement en se rapprochant du CCAS ou de la Mairie, ou étudier les incidences de l’obligation alimentaire.Le financement doit être abordé de manière concrète, poste par poste. Cela évite de surestimer ou de sous-estimer le coût réel du séjour.
Quand le financement devient une question pour la famille
La question du séjour en Ehpad et du financement s’installe souvent progressivement, au fil de l’évolution de la maladie, de la fatigue de l’aidant et des besoins croissants de sécurité induits parfois par les troubles du comportement associés à la maladie.
Anticiper le coût dès le diagnostic
Dès le diagnostic de la maladie d’Alzheimer ou d'un trouble apparenté, il peut être utile de se renseigner sur les aides existantes, même si l’entrée en EHPAD n’est pas envisagée à court terme. Cette anticipation permet de mieux comprendre les démarches, les délais de traitement et les conditions d’attribution.
L’APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) à domicile, l’accueil de jour, les solutions de répit ou certaines aides pour l’aidant peuvent être mobilisés avant l’entrée en établissement. Elles permettent parfois de maintenir la personne à domicile plus longtemps possible, lorsque cela reste adapté à sa sécurité et à celle de ses proches. Anticiper ne signifie pas décider trop tôt. Cela permet surtout de disposer d’informations fiables lorsque la situation évolue.
Le moment où l'entrée en EHPAD se pose
L’entrée en EHPAD peut devenir nécessaire lorsque le maintien à domicile n’est plus suffisamment sécurisant : désorientation importante, fugues, troubles du comportement, épuisement de l’aidant, chutes répétées ou besoin d’une présence continue.
Dans ce contexte, le financement devient une partie du projet d’accompagnement. Il doit être étudié en même temps que le choix de l’établissement, le niveau de soins, la proximité avec la famille et l’existence d’une unité Alzheimer.
Pour mieux comprendre ce moment de décision, vous pouvez consulter notre article dédié :
Les aides liées à la perte d'autonomie
Les aides liées à la perte d’autonomie sont centrales dans le financement d’un séjour en EHPAD avec unité Alzheimer.
Elles ne couvrent pas toujours l’ensemble du coût, mais peuvent réduire une partie du tarif dépendance ou compléter les ressources disponibles.
L'APA : une aide adaptée au niveau de perte d’autonomie de chaque personne âgée
L’allocation personnalisée d’autonomie, ou APA, s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie. En EHPAD, elle contribue à financer une partie du tarif dépendance. Chez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, le niveau de dépendance peut progressivement devenir important, notamment lorsque les troubles cognitifs empêchent certains gestes du quotidien ou nécessitent une surveillance rapprochée.
L’APA peut alors représenter une aide importante. Son montant dépend du niveau GIR, des ressources de la personne et du tarif dépendance de l’établissement. Elle ne finance pas le tarif hébergement.
Le lien entre niveau GIR et montant de l'APA
Le GIR mesure le degré de perte d’autonomie. Les GIR 1 et 2 correspondent aux situations de dépendance les plus importantes. Les GIR 3 et 4 correspondent à une perte d’autonomie partielle, mais nécessitant une aide régulière. Les GIR 5 et 6 sont attribués aux personnes considérées comme autonomes pour l’ensemble des actes essentiels de la vie quotidienne.
Plus le niveau de dépendance est élevé, plus le tarif dépendance est important. L’APA vient alors réduire la part à payer, selon les règles applicables et les ressources du résident. La maladie d’Alzheimer ne donne pas automatiquement droit au montant maximal de l’APA. C’est l’évaluation de l’autonomie réelle de la personne qui détermine le niveau GIR. Deux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et de troubles apparentés peuvent donc relever de niveaux d’aide différents.
Les personnes classées GIR 5 et 6 ne peuvent pas bénéficier de l’APA, réservée uniquement aux GIR 1 à 4.
L'ASH : pour compléter quand les ressources sont insuffisantes
L’aide sociale à l’hébergement, ou ASH, peut être demandée lorsque les ressources de la personne âgée ne permettent pas de payer les frais d’hébergement en EHPAD. Elle est attribuée par le conseil départemental, sous conditions de ressources.
L’ASH peut couvrir une partie des frais d’hébergement, après prise en compte des revenus du résident, de l’aide éventuelle des obligés alimentaires et des règles du département. Elle concerne les établissements habilités à l’aide sociale et les places habilitées « aide sociale » dans un établissement. Cette aide peut faire l’objet d’une récupération sur succession, selon les règles applicables. Il est donc conseillé de bien se renseigner avant de déposer un dossier.
L'ASPA : un complément de revenus pour les seniors modestes
L’allocation de solidarité aux personnes âgées, ou ASPA, permet de compléter les revenus des personnes âgées modestes. Elle ne finance pas directement l’EHPAD, mais elle augmente les ressources disponibles pour payer le séjour.
Elle peut être versée à une personne seule ou à un couple, sous conditions d’âge, de résidence stable en France et de ressources. Comme l’ASH, elle peut être récupérable sur succession dans certaines conditions. Dans le cadre de l'accueil en EHPAD d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, l’ASPA peut donc être intégrée dans le calcul global du financement, en complément d’autres aides.
La reconnaissance ALD : une prise en charge spécifique
La reconnaissance en affection longue durée, ou ALD, est souvent évoquée dans le cadre de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés. Elle peut être très utile, mais il est important de bien comprendre ce qu’elle couvre et ce qu’elle ne couvre pas.
Qu'est-ce que l'Affection Longue Durée pour la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés ?
La maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés peut relever d’une affection longue durée lorsque l’état de santé nécessite des soins prolongés et coûteux. La reconnaissance en ALD permet une prise en charge renforcée des soins liés à la maladie, dans le cadre défini par l’Assurance Maladie. Cette reconnaissance ne signifie pas que l’ensemble des frais liés à l’EHPAD est pris en charge. Elle concerne les soins rattachés à la maladie, selon le protocole établi par le médecin.
Ce que couvre la prise en charge à 100%
La prise en charge à 100% concerne les soins liés à l’ALD, sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie. Cela peut inclure des consultations, des examens médicaux, des traitements, des soins infirmiers ou des transports médicaux prescrits lorsqu’ils sont en lien avec la maladie.
Certains frais restent toutefois à la charge de la personne : dépassements d’honoraires, franchises médicales, participation forfaitaire ou prestations non prévues dans le protocole de soins. L’ALD ne couvre pas le tarif hébergement de l’EHPAD. Elle ne remplace donc pas l’APA, l’ASH ou les autres aides financières.
Comment obtenir la reconnaissance ALD
La demande d’ALD est réalisée par le médecin traitant, ou par le médecin référent qui suit la personne. Il établit un protocole de soins précisant les actes et traitements nécessaires en lien avec la maladie. C’est au médecin traitant ou médecin référent de transmettre le protocole de soins à l’Assurance Maladie. L’Assurance Maladie examine ensuite la demande. En cas d’accord, la prise en charge est accordée pour une durée déterminée, avec possibilité de renouvellement si l’état de santé le justifie.
Les avantages fiscaux mobilisables
Certaines dépenses liées à l’hébergement en EHPAD peuvent ouvrir droit à des avantages fiscaux. Ces dispositifs ne réduisent pas le coût immédiatement au moment de la facturation, mais ils peuvent diminuer l’impôt dû par la personne âgée accueillie en EHPAD ou par ses proches selon les situations.
La réduction d'impôt sur les frais d'hébergement
Les personnes accueillies en EHPAD peuvent bénéficier, sous conditions, d’une réduction d’impôt sur certaines dépenses liées à la dépendance et à l’hébergement. Cette réduction s’applique dans les limites prévues par l’administration fiscale.
Elle concerne la personne qui paie les frais et qui est fiscalement imposable. Si la personne âgée n’est pas imposable, l’avantage peut être limité, voire sans effet direct. Il est utile de conserver les factures et attestations transmises par l’établissement, afin de déclarer correctement les dépenses éligibles.
L'obligation alimentaire et ses incidences fiscales pour les proches
Lorsque les ressources de la personne âgée sont insuffisantes, certains proches peuvent être sollicités au titre de l’obligation alimentaire. Cette obligation concerne notamment les enfants envers leurs parents, selon les règles du Code civil et l’appréciation de la situation familiale.
Les sommes versées par les proches peuvent, dans certains cas, être déduites de leur revenu imposable au titre de la pension alimentaire, si elles répondent aux conditions prévues par l’administration fiscale. Cette situation doit être évaluée avec prudence, car elle dépend des ressources de chacun, des justificatifs disponibles et du cadre dans lequel l’aide est versée.
Quelles solutions pour accompagner les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimerou de troubles apparentés ?
La maladie d’Alzheimer peut nécessiter des solutions d’accueil adaptées, parfois progressives. Certaines permettent d’accompagner la personne à domicile. D’autres préparent ou sécurisent l’entrée en établissement.
Le financement des unités spécialisées
Les unités spécialisées Alzheimer en EHPAD, dites unité de soins adaptés (USA) ou unités protégées, accueillent des personnes présentant des troubles cognitifs nécessitant un environnement sécurisé et un accompagnement adapté. Leur financement repose sur les grands principes qu’un séjour en EHPAD : tarif hébergement, tarif dépendance, tarif soins.
- L’APA peut aider à financer la dépendance ;
- L’ASH peut être étudiée si les ressources sont insuffisantes et si l’établissement ou la place est habilité ;
- L’ALD peut couvrir les soins liés à la maladie dans le cadre du protocole de soins.
Les EHPAD du groupe emeis disposent d'unités de soins adaptés à la maladie d'Alzheimer et pathologies apparentées. Nos conseillers peuvent vous accompagner pour identifier les aides mobilisables selon la situation de votre proche.
L’accueil de jour en EHPAD : une solution accessible aux seniors atteints de la maladie d'Alzheimer ou troubles apparentés
L’accueil de jour permet à une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ou troubles apparentés à un stade léger à modéré, vivant encore à domicile d’être accueillie en journée, une ou plusieurs fois par semaine, dans un cadre adapté. Il permet au résident de participer à des activités, bénéficier d’un accompagnement et maintenir un lien social, tout en permettant à l’aidant de souffler.
Cette solution peut être financée en partie par l’APA à domicile, si elle est inscrite dans le plan d’aide. Certaines caisses de retraite, complémentaires ou collectivités peuvent aussi proposer des soutiens selon les situations.
L'hébergement temporaire pour soulager l'aidant
L’hébergement temporaire permet d’accueillir une personne âgée en EHPAD pour une durée limitée : quelques jours, plusieurs semaines jusqu'à 90 jours par an selon les disponibilités et les besoins.
Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, cette solution peut être utile après une hospitalisation, lors d’une absence de l’aidant familial ou des intervenants à domicile, en période d’épuisement familial ou pour préparer progressivement une entrée durable en établissement. Là encore, l’APA peut contribuer au financement, selon la situation et le plan d’aide. Le droit au répit peut également être mobilisé dans certains cas.
Vous cherchez une place en unité de soins adaptés pour un proche ? Les conseillers emeis peuvent vous orienter vers l'établissement le plus adapté à sa situation et vous accompagner dans le montage du dossier de financement.
Les aides dédiées au soutien de l'aidant familial
L’aidant familial joue souvent un rôle central dans l’accompagnement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés. Certaines aides ne financent pas directement l’EHPAD, mais elles permettent de soutenir l’aidant, d’organiser du répit ou de compenser une réduction d’activité professionnelle.
Le droit au répit dans le cadre de l'APA
Le droit au répit peut être accordé lorsque l’aidant familial assure une présence ou une aide indispensable au maintien à domicile de la personne âgée bénéficiaire de l’APA. Il peut financer des solutions comme l'accueil de jour, l’hébergement temporaire ou un relais à domicile, dans la limite des conditions prévues.
Ce dispositif devient particulièrement utile lorsque l’aidant est épuisé ou ne peut plus assurer seul l’accompagnement quotidien. Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, le répit n’est pas un confort secondaire. Il participe à la continuité de l’accompagnement et à la sécurité de chacun.
L'AJPA : Allocation Journalière du Proche Aidant
L’allocation journalière du proche aidant, ou AJPA, peut être versée à une personne qui réduit ou interrompt temporairement son activité professionnelle pour accompagner un proche en perte d’autonomie.
Elle est soumise à conditions et versée dans une limite de jours définie. Elle peut aider un aidant à organiser une période de transition : accompagnement à domicile, démarches administratives, recherche d’un établissement ou soutien lors de l’entrée en EHPAD. L’AJPA ne finance pas directement l’hébergement, mais elle peut limiter la perte de revenus de l’aidant pendant une période donnée.
Le congé proche aidant
Le congé proche aidant permet à un salarié de suspendre ou réduire temporairement son activité pour accompagner un proche en situation de perte d’autonomie ou de handicap. Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, ce congé peut être mobilisé pour organiser les démarches, assurer une présence auprès du proche ou coordonner la transition vers une solution d’accueil.
Vous souhaitez obtenir des informations sur le financement d'un séjour en EHPAD disposant d'une unité de soins adaptés pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou troubles apparentés, ou sur nos établissements ? Contactez les équipes emeis par téléphone au 01 49 00 00 50 ou via notre formulaire de contact.
FAQ : Vos questions sur le financement d'un séjour en EHPAD disposant d’une unité Alzheimer
Un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés a-t-il automatiquement droit à 100% de prise en charge du tarif d'un EHPAD ?
Non. La maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés peut ouvrir droit à une reconnaissance en affection longue durée, avec une prise en charge à 100% des soins liés à la maladie, sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie. Mais cette prise en charge ne couvre pas le tarif hébergement de l’EHPAD.
Le financement du séjour repose donc sur plusieurs dispositifs : APA pour la dépendance, aides sociales éventuelles pour l’hébergement, ressources personnelles, avantages fiscaux et, selon les cas, participation familiale.
Combien coûte en moyenne une place en unité protégée ou de soins adaptés (maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés) ?
Le coût varie selon l’établissement, sa localisation, le type de chambre, les prestations hôtelières proposées et le niveau de dépendance de la personne (pour le tarif dépendance). Une unité de soins adaptés peut nécessiter des espaces et une organisation spécifique, ce qui peut influencer le tarif selon les établissements.
Le plus fiable reste de demander un devis personnalisé. Il doit préciser le tarif hébergement, le tarif dépendance, les prestations incluses et les éventuels frais complémentaires.
Peut-on cumuler APA, ASH et ALD ?
Oui, ces dispositifs peuvent se compléter, car ils ne financent pas les mêmes postes. L’APA contribue au financement de la dépendance. L’ASH peut aider à payer les frais d’hébergement lorsque les ressources sont insuffisantes, sous conditions. L’ALD concerne les soins liés à la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, selon le protocole établi par le médecin. Le cumul dépend toutefois de la situation personnelle, des ressources, du niveau de dépendance et de l’établissement choisi.
L'aidant familial peut-il être rémunéré pour s'occuper de son proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés tant que ce dernier vit à domicile ?
Dans certains cas, l’APA à domicile peut permettre de rémunérer un proche aidant, sauf exceptions prévues par la réglementation. Cette possibilité dépend du plan d’aide, du lien familial et de la situation de la personne aidée.
L’aidant peut aussi bénéficier de l’AJPA s’il réduit ou interrompt temporairement son activité professionnelle pour accompagner son proche. Ces dispositifs doivent être étudiés avec le conseil départemental, la CAF ou les organismes compétents.
Que faire si le coût reste trop élevé malgré toutes les aides ?
Il est recommandé de reprendre le plan de financement poste par poste : ressources du résident, APA, ASH, ASPA, aides au logement éventuelles, avantages fiscaux, contribution familiale et possibilités de révision selon l’évolution de la dépendance.
Il peut aussi être utile de comparer plusieurs établissements, de vérifier l’habilitation à l’aide sociale, d’étudier l’accueil temporaire ou l'accueil de jour, et de solliciter un point d’information local pour les personnes âgées.
Les conseillers emeis peuvent également vous aider à identifier les solutions adaptées à la situation de votre proche et à mieux comprendre les démarches à engager.